Après des études en mathématiques fondamentales, puis plusieurs années passées à voyager, Romain Kosellek travaille de 2009 à 2014 en tant qu’administrateur d’une école et d’une compagnie de théâtre à Paris. Il découvre la vidéo en 2007 en co-réalisant avec Elsa Berthet son premier reportage, Courants contraires, sur les aménagements du Mékong. En 2014, il décide de quitter mon poste d’administrateur pour se consacrer pleinement au cinéma et intègre le master de Réalisation documentaire de Lussas. Après une politisation progressive à travers les voyages et la lecture, il commence à militer en 2009 dans des organisations communistes. Depuis, il s’intéresse assidûment à l’histoire, l’économie et la géopolitique. Aujourd’hui, Romain Kosellek conçoit son engagement comme la nécessité de « crier plus fort pour ceux qui luttent et ne peuvent pas crier ». Actuellement, il réalise des vidéos dans le milieu du spectacle vivant (bandes-annonces, captations…) et travaille en parallèle à ses projets de films.

Filmographie

2017, On n’arrête pas le théâtre, 23’, écrit, tourné et monté collectivement, en un mois, pour les dix ans d’un festival de théâtre parisien.

2016, Boulevard en lutte, 45’ (écriture et montage), film d’entretien revenant sur l’occupation d’un salon de coiffure par des travailleuses sans-papier à Paris.

2016, Printemps 2016 Paris, 13’, film réalisé à partir de la pièce théâtrale Kohlhaas et lors des mobilisations de 2016 contre la loi travail, réfléchissant sur la violence politique.

2015, Ils réclamaient des choses folles, 5’, film de soutien à la lutte des travailleurs d’une société de nettoyage de HLM pour le respect de leurs droits.

2015, Leur permettre d’envahir l’écran, 13’, réalisation de fin d’étude pour le Master de Lussas. En reprenant ses images depuis une dizaine d’années, Romain Kosellek s’interroge sur l’évolution de son regard.

2014, comment dire ?, 18’, film réalisé à partir de la création théâtrale Vivatus, vivata, vivatum s’interrogeant sur l’idée que la voix n’est pas juste vecteur d’un sens préexistant, mais créatrice de sens.

2013, Un penchant pour la lutte, 58’, co-réalisation d’un film d’entretien portant sur près d’un siècle d’engagement de deux femmes communistes du XVIIIème arrondissement de Paris.

2008, Il y a un proverbe qui dit chez nous…, 30’, reportage sur un projet de sensibilisation au sida par le théâtre au Burkina Faso

2007, Courants Contraires, 26’, reportage co-réalisé sur les enjeux et conséquences de l’aménagement du Mékong.