L’Air mouillé, réalisé par Cécile Juan, est salué par la presse pour la force de son émotion et la profondeur de son témoignage. Les fiches du cinéma, Télérama, Le Monde, Le Point, Paris Match et franceinfo soulignent la singularité de ce film, qui se démarque d’un documentaire d’enquête classique par son approche sensible et immersive.
La radio franceinfo présente L’Air mouillé comme « un documentaire touchant et délicat ». Dans l’émission « Tout public », Frédéric Carbonne précise qu’il s’agit d’« un film dans lequel nous sommes littéralement dans les pas de Damien Véron à la recherche de sa sœur Tiphaine disparue au Japon à l’été 2018 ». Il insiste sur la dimension sensorielle du film : « L’air mouillé est un film de sensation, un film qui permet de saisir le vertige et le vide ». Le journaliste souligne que le documentaire n’est « pas un film d’enquête » classique mais «fait partager ce que peuvent vivre les proches dans une telle situation ». Il loue également l’absence de sentimentalisme : « On est dans un film de sensation, il n’y a pas de pathos ».
Pour Les Fiches du Cinéma (Actu.fr), le film est qualifié de « stimulant documentaire » qui retrace la quête obstinée d’une famille face à une disparition mystérieuse. Le critique salue la réalisation du documentaire : « La réalisatrice filme avec un dynamisme vivifiant, la quête courageuse et obstinée des siens face à un deuil impossible ». Toujours selon Les Fiches du Cinéma (Actu.fr), « Cécile Juan donne un dynamisme tonifiant à son film, par ailleurs savamment construit ». Le site d’information met aussi en avant «l’aspect singulier du propos » et loue « un vrai film de cinéaste nous donnant à voir et à ressentir le merveilleux et universel spectacle de l’amour familial ».
« Une œuvre sensible sur les vivants qui se battent pour que la vérité éclate »
Télérama salue la « simplicité » de L’Air mouillé, « un film désarmant de tendresse », appréciant que Cécile Juan filme « sans jamais tomber dans le voyeurisme ». Le magazine culturel souligne que la réalisatrice « capte la réalité d’une famille suspendue entre chagrin et attente, saisissant la frustration liée aux aléas de la justice ». Dans L’Air mouillé, « Tiphaine est partout et nulle part à la fois », écrit Télérama, reprenant les mots de la réalisatrice : « ni morte ni vivante ». Enfin, le magazine conclut que « L’Air mouillé nous fait toucher du doigt le vertige de cette situation ».
Le Point décrit L’Air mouillé comme un film « intimiste et poétique », réalisé par l’amie d’enfance de Tiphaine Véron. La critique met en avant « le combat acharné de sa famille » qui, malgré « le manque de coopération des autorités japonaises », mène sa propre enquête. L’hebdo souligne qu’on assiste aux recherches de la famille, impuissants, alors qu’on suit Damien, le frère de Tiphaine « qui arpente un à un les monts boisés de la région de Nikkô, à l’affût du moindre indice…»
Dans ses colonnes, Le Monde décrit ce film avant tout comme « un film sur l’absence ». Le quotidien du soir insiste sur la dimension poétique de l’œuvre, où « s’exprime la colère », donnant ainsi au récit une tonalité singulière. Le journal relève également le choix de la réalisatrice, Cécile Juan, qui « caméra au poing, marche dans les pas de Damien et Sibylle, le frère et la sœur de Tiphaine ». En suivant ce trio, « on est touché par leur pudeur, leur ténacité», souligne Le Monde.
Enfin, Paris Match se concentre plutôt sur l’enquête, mais relève que le documentaire de Cécile Juan est « une œuvre sensible sur les vivants qui se battent pour que la vérité éclate». L’air mouillé est disponible en exclusivité et en accès libre sur la plateforme VOD SaNoSi.live jusqu’au 19 septembre.
