Le second long-métrage de Gessica Généus, après FREDA (2021), a été perçu par une partie de la presse comme une bouffée d’air frais sur le Festival de Cannes. Présenté hors compétition dans la section Cannes Première, Marie Madeleine a convaincu une majorité des critiques, en France comme à l’international.
La rencontre entre Marie Madeleine, prostituée de Jacmel à Haïti, et l’évangéliste Joseph séduit. Une partie de la presse française salue à la fois la puissance visuelle et la singularité de l’œuvre. Les Cahiers du cinéma ouvrent le bal : « Les premiers plans, déjà, éblouissent », voyant dans le film « l’une des plus belles révélations de Cannes 2026« . Un « contrechamp rêvé à une Croisette gangrenée par le luxe des plages privées« .
De son côté, Libération utilise un titre évocateur, « le grand péché radieux de Gessica Généus », et affirme sans détour : « Le film émerveille ». Même enthousiasme du côté de L’Humanité, qui le qualifie de « film incontournable » du festival.
« Un hymne solaire à la liberté »
Franceinfo insiste sur la portée politique du long-métrage, évoquant « un film radical … sur les contradictions qui secouent Haïti« . La chaine d’info y voit « un brûlot politique » porté par « une grande ambition artistique« . Le quotidien La Marseillaise souligne pour sa part la « beauté bouleversante » de « ce film haïtien qui échappe à toute narration classique « .
France 24 décrit « un film puissant … entre chaos, foi et lumière », tandis que le site À voir à lire évoque « un hymne solaire à la liberté » au cœur d’ »un bouillonnement incessant de couleurs, de musique et de lumières« . Le média culturel qualifie Marie Madeleine de « film inclassable », qui « invite à la joie, au lâcher-prise et à une forme d’optimisme ». Selon lui, « le spectateur est charmé par ce déploiement de fééries et de paysages ».
Le site Angle de vue y voit également « une belle ode à la liberté « . Cult News met en avant « le parti risqué, mais réussi, de confronter l’évangélisme et l’amour et la sexualité », saluant « une délicatesse » inattendue dans ce « drame poignant ».

Un accueil international enthousiaste
La presse étrangère confirme cet accueil chaleureux et souligne la maturité artistique de Gessica Généus. Screen Daily salue « un récit sensuel » et un deuxième long-métrage « d’une grande maîtrise », « empreint d’une fraîcheur et d’une émotion nouvelle ».
Old Magazine met en avant « une grande liberté formelle« , tandis que Gazettely affirme que la Gessica Geneus est « l’une des voix nouvelles les plus importantes du cinéma ».
Le critique et blogueur américain Robert Ebert souligne quant à lui la puissance sensorielle du film : « Gessica Généus développe des séquences extatiques qui s’imprègnent dans l’esprit, comme un défilé queer dont les réjouissances se transforment en une célébration tourbillonnante ». Il ajoute : « Marie Madeleine” offre des images si saisissantes qu’il est facile d’avoir une foi inébranlable en ses ambitions. » Enfin, Film Fest Report décrit « une œuvre vibrante qui se métamorphose, s’amplifie et vous étreint ».
Rendez-vous dans les salles à l’automne en France.
