Julien Fleurance grandit en banlieue parisienne (Essonnes) en faisant des allers-retours dans l’enfance à la Réunion. Alors qu’il est adolescent, ses parents viennent se réinstaller sur l’Île. Après un parcours en sport étude Judo à St Denis, il part sur l’hexagone pour des études d’animateurs sportifs et culturels à Dijon, où il développe en parallèle un projet artistique qui se nourrit de l’instant, du marasme du temps et de sa transcription plastique. La pluralité disciplinaire est un élément majeur, et récurrent, dans son travail. Passionné depuis l’adolescence par les arts de la rue, et le caractère très libre qu’ ils impliquent, Julien Fleurance a produit des œuvres graphiques, alliant à la technique du dessin, de la photographie (numérique et argentique) et de la vidéo.
Ses productions l’amènent à travailler sur la thématique du déplacement et de la migration au travers de plusieurs expositions, réalisations documentaires, éditions de livre ou stage en relation avec les populations migrantes mais aussi autour d’un travail de mémoire dans les quartiers (Biennale d’art contemporain de Dijon, Villa des arts Maroc, Centre culturel d’Agdal Maroc, Centre photographique de Marseille, Institut français de Hambourg, Institut français de Rabat-Fès, Centre d’art contemporain de Glasgow, Festival des Utopiales de Nantes au musée d’histoire et de mémoire de l’abolition de l’esclavage). Quelques années plus tard, étendant ses recherches à sa propre histoire familiale, il crée la série “Joie-Tropique” sur l’importance du dialogue intergénérationnel notamment autour de la pensée sauvage et la pensée civilisatrice et du système patriarcal. En 2022, il démarre un projet musical et vidéo sous le nom de “La fleur”.
